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MES ANECDOTES DE THÉÂTRE

La plus belle anecdote de théâtre ou du moins la plus marquante me vient de de LA VOIX DU SANG lors de la première de la pièce au Festival Fringe. Après plusieurs mois de répétition, nous testions enfin notre produit devant un public. Lors d'une de mes répliques cinglantes, un froid glacial a traversé la salle. Moi et René Arbour avons eu chaud, malgré ce froid. La pièce a connu un grand succès. J’ai incarné ce personnage pendant plus de 4 ans en ce, en comptant les répétitions, les représentations au Festival Fringe et au théâtre d’Aujourd’hui. Fait inusité, j’avais tellement le personnage encré en moi que plusieurs mois suite à mon interprétation j’avais des idées noires et suicidaires. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivais puisque je suis en générale une personne positive, j’ai après un long moment compris qu’il s’agissait du personnage de Gilbert qui avait cette influence négative sur mon quotidien. J’ai eu à me déposséder du personnage, faire un exorciste théâtral.

En 2015, alors que je n’avais pas joué au théâtre depuis plusieurs années, j’ai effectué un retour dans la pièce. « Mieux vaut mourir heureux ». J’incarnais un personnage haut en couleur et je crois que je me suis fait remarquer dans cette pièce qui n’a pas connu un gros succès, le spectacle était de mauvaise qualité. Mais je suis heureux d’y avoir participé, pour 2 raisons…la première est que je me suis prouvé que j’avais encore le feu sacré et la deuxième est qu’une critique m’a comparé à André Montmorency en disant que ce que je faisais sur scène était un bel hommage à cet homme qui m’a beaucoup appris. André est mort quelques mois plus tard. J’ai eu beaucoup de peine de cette perte, mais demeure heureux de cette critique qui me comparait pour moi au plus grand, mon mentor.

L’expérience scénique suivante est venue par surprise, je me suis retrouvé à partager la scène avec mes idoles d’enfance : RBO. Ils cherchaient un comédien pour faire René Lecavalier. J’arrive à l’audition fébrile, je rencontre le réalisateur Pierre Séguin, Julie agente de RBO et André Ducharme. Ils me présentent un vidéo et me demande de faire l’imitation de ce que je vois en direct. Sans conviction je m’exécute. J’ai fait le numéro, voilà ce qu’était mon audition. C’était court. Sur ma route su retour, je reçois un appel de mon agent qui me dit, qu’ils m’avaient choisi. J’étais heureux, la première répétition avec le groupe avait lieu 4 jours après. Je me devais d’être prêt. Je me suis enfermé chez moi, sans téléphone et sans ordinateur. J’ai étudié toute la gestuelle d’André Ducharme pour pouvoir être parfait. Mon rôle était de faire la doublure d’André Ducharme, les gens me voyait de dos et voyait à l’écran André Ducharme, il fallait faire croire qu’il s’agissait d’André qu’on voyait. Comme le public avait l’image d’André sur écran et qu’ils me voyaient de dos sur la galerie de presse, il fallait que chacun de mes gestes soient étudiés et dans l’exactitude de ce que faisait André. Vient le temps de la première répétition avec le groupe, je fais mon boulot et Guy A Lepage par la suite, qui me dit, tu es tellement bon qu’on a oublié de faire notre entrée sur scène. Quel beau compliment. Mes 4 jours d’isolement et de travail avaient portés fruit. Ensuite vient le temps des spectacles, 2 au centre Bell et un au centre Vidéotron. C’est particulier pour un petit comédien de jouer devant 11 000 personnes. Pour se rendre au centre Videotron, nous avions au chauffeur, je partageais le même transport que Yves P Pelletier et Mitsou. Je me suis lié d’amitié avec ces deux artistes qui sont de belles personnes. Le spectacle du Centre Vidéotron était en direct à la télévision, nous devions être très précis dans nos interventions. Avant le spectacle, la costumière décide de repasser mes vêtements. Je reste donc en boxer dans ma loge. C’est alors que le producteur Gilbert Rozon décide de passer me voir pour me souhaiter bonne chance…quel malaise. Tout s’est bien déroulé…Patrice Bélanger un ami, vient me voir suite au show et me dit « ça fait 2 fois que je vois le show et j’essaie de te prendre en défaut, impossible. ». Un beau compliment sur la qualité de mon travail.

J’ai vécu tout de même d’autres belles expériences théâtrales. Avec la pièce LA VIE EN ROSE j'ai eu la chance de côtoyer Martin Gendron qui est décédé trop tôt. Que de plaisir nous avons eu à faire ce spectacle, on se mettait constamment au défi. On se donnait des choses ou des répliques à dire qui ne faisaient pas partie du spectacle théâtral. J'ai également aimé côtoyer Frédéric Paquet avec qui je l'espère, j'aurai la chance de retravailler.

LES AVENTURES DE L'INSPECTEUR HECTOR est une pièce de Patrick Sénécal qui est devenu un écrivain de romans à suspenses très en vue. Ma première et ma seule aventure de théâtre en été. J'ai partagé la scène avec des gars qui sortaient de l'école de théâtre alors que moi j'étais un autodidacte, j'ai beaucoup appris. Merci à Louis-David Morasse, Daniel Parent, Claude Tremblay et Olivier Aubin.

Dans DE LA VISITE PAS REPOSANTE je jouais un exta-terrestre qui était tout en bleu. Des séances de maquillage incroyables pour me teindre le visage et les mains en bleu. Je portais un collant bleu, un col roulé bleu ainsi qu'un casque de bain bleu...un look mémorable. Quand je pense à cette pièce, il me vient en tête un souvenir de blessure, puisqu'en effet dans un passage de la pièce je dois me cacher dans un coffre, mais nous étions en tournée et dans le déplacement des décors le coffre avait les pentures qui n'y étaient plus...je me suis coupé aux deux mains. J'ai continué à jouer comme si de rien n'était avec les deux mains en sang. Cette pièce a été présentée en ouverture d’un festival de théâtre francophone à Orléans, quel ne fût pas ma surprise suite à la pièce de voir des gens qui imitait mon personnage.

KOUIK KOUIK demeure et restera toujours ma première pièce de théâtre. Pour ma première expérience j'ai eu droit à tout un cadeau, un bijou de rôle. Réjean Nantel un homosexuel très efféminé. J'ai eu la piqûre pour le théâtre. J'ai également connu un certain succès médiatique et public, ce qui fût fatal et m'a littéralement convaincu de ma vocation. Merci mon bon ami Marc Bélanger de m’avoir donné cette chance.

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